Près d'un mois après le début de son intervention au Mali contre les
groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui se poursuivait jeudi, la
France pense déjà à son retrait progressif de ce pays et a demandé à
l'ONU de préparer l'envoi d'une force de maintien de la paix.
La France a évoqué la perspective de la création d'une opération de
maintien de la paix (au Mali) sous casque bleu lorsque les conditions
sécuritaires le permettront», a déclaré mercredi l'ambassadeur français
Gérard Araud à 'ONU à l'issue de consultations à huis clos du Conseil de
sécurité.
Selon le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé
Ladsous, la future force de l'ONU «sera d'abord basée sur l'existant,
c'est-à-dire les unités de la Communauté économique des Etats d'Afrique
de l'Ouest (Cédéao) et du Tchad». Les forces de la Cédéao forment la
Misma (Mission internationale de soutien au Mali), autorisée par une
résolution du Conseil de sécurité en décembre.

Tout ou partie de ces troupes africaines passeront sous la bannière ONU
mais il ne s'agira pas d'une force hybride, comme la Minuad au Darfour
(force conjointe ONU/Union africaine). Ce sera "une force sous casque
bleu avec une chaîne de commandement remontant au Conseil de sécurité", a
précisé M. Araud.
Il n'y aura cependant pas de Casques bleus au Mali avant la fin de
l'offensive française et sans plusieurs semaines de préparation.

Son chef de la diplomatie Laurent Fabius a précisé de son coté mercredi
que la France oeuvrait pour une mise en place d'une opération de l'ONU
en avril.